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Les différents types de contaminants

Les contaminants généralement mis en cause dans les problématiques de pollutions diffuses regroupent des substances essentiellement employées pour leur intérêt agronomique mais qui peuvent se révéler néfastes lorsqu’elles rejoignent le milieu naturel en trop grande quantité. Si l'agriculture en fait un usage important (engrais, insecticides…), ces substances sont aussi employées par les particuliers, l’industrie, les services de transport ou les collectivités (désherbage de voiries, entretien des jardins et espaces verts, détergents des lessives...).

Les Nitrates (azote) :

Les nitrates sont une des formes minérales de l’azote, élément indispensable à de nombreuses fonctions biologiques. Ils font partie d’un cycle complexe faisant intervenir des réactions chimiques et biologiques dans les différents compartiments du sol, de la biosphère, de l’hydrosphère ou encore de l’atmosphère. Très solubles, les nitrates sont facilement emportés par l’eau et constituent l’une des premières causes de pollution des eaux de surface et souterraines. Ils sont notamment à l’origine du phénomène d’eutrophisation (ils favorisent en particulier les phénomènes de marées vertes que l’on rencontre sur certaines côtes) et, à forte dose, peuvent se révéler toxiques pour la vie animale. L'essentiel de la pollution par les nitrates a pour origine l’épandage d’engrais azotés et d’effluents d’élevage pouvant induire un déséquilibre entre les apports et les besoins réels des plantes.

Les produits phytosanitaires (ou pesticides) :

Les produits phytosanitaires regroupent un ensemble de produits destinés à lutter contre les organismes jugés nuisibles pour les cultures ou encore exercer une action sur les processus biologique des végétaux ciblés (insecticides, herbicides, fongicides, régulateurs de croissance…). Ils peuvent présenter une forte toxicité pour la vie animale, même à faible dose. En effet, un certain nombre de ces produits sont classés comme cancérogène, mutagène et reprotoxique (CMR). La grande diversité de ces produits et la complexité des mécanismes de rétention ou de dégradation dans le milieu (aptitude à l’adsorption sur les composés du sol, durée de vie, diversité et toxicité des sous-produits de dégradation) en font une source de pollution particulièrement ardue à maîtriser.

Les phosphates (phosphore) :

De même que pour les nitrates, la pollution par les phosphates est l’une des principales causes d’eutrophisation des milieux aquatiques de surface. Ils ne présentent en revanche pas de toxicité particulière pour le vivant et, en vertu de leur forte aptitude à l’adsorption sur les composés du sol, ils affectent peu les eaux souterraines. Les sources de rejets dans l’environnement sont multiples : liées aux apports d’engrais ou l’épandage d’effluents d’élevage mais aussi aux rejets d’effluents de stations d’épuration et de réseaux d’assainissement, parfois défaillants, qui collectent des eaux chargées en détergents d’origines domestique ou industrielle. Bien qu’il soit légitime d’en faire mention ici, la question de la contamination des eaux par le phosphore est peu abordée dans la problématique de protection des captages. On précisera néanmoins que les moyens de lutte contre ce type de contamination sont analogues à ceux permettant de maîtriser les flux de matières en suspension (MES) et plus largement l’érosion qui constitue un vecteur pour d’autres catégories de polluants (métaux lourds, bactériologie ou certains pesticides).

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