brgmonema 

Lexique

A

AAC

Aire d'Alimentation de Captage : Terme officiel apparaissant dans la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA, n°2006-1772, article 21) pour désigner l'ensemble des surfaces contribuant à l'alimentation du captage ou, autrement dit, ensemble des surfaces où toute goutte d'eau tombée au sol est susceptible de parvenir jusqu'au captage, que ce soit par infiltration ou par ruissellement.

Adsorption

processus physico-chimique par lequel des atomes ou des molécules se fixent à la surface d’une particule solide.

AEP

Alimentation en Eau Potable

Agroforesterie

mode d’exploitation des terres agricoles associant des plantations d'arbres et des cultures ou des pâturages.

Agronomie

science qui a pour objet l’étude et l’amélioration des techniques agricoles.

APCA

Association Permanente des Chambres d’Agriculture

Aquifère

Formation géologique constituée de roches perméables, continue (milieux poreux) ou discontinue (milieux fissurés ou karstiques), susceptible de contenir de façon temporaire ou permanente de l'eau mobilisable. Un aquifère est donc un réservoir (le contenant) et non la nappe d’eau elle-même.

ARS

Agence Régionale de Santé (anciennement DASS)

Assolement

rotation et succession des cultures sur une même parcelle au fil du temps.

ASTEE

Association Scientifique et Technique pour l’Eau et l’Environnement

B

Bassin versant

Ensemble des surfaces collectant les eaux de pluies susceptibles de parvenir à un même exutoire naturel (source, point du réseau hydrographique). Le bassin versant est qualifié de topographique lorsque ses limites sont strictement superposables aux lignes de crêtes et peuvent être déduites à partir du relief seul. Le bassin versant est dit hydrogéologique lorsque l’alimentation de l’exutoire fait intervenir des apports souterrains provenant d’un autre bassin versant topographique. Le bassin versant réel intègre finalement d’éventuels apports artificiels d’origine humaine (canaux, fossés…).

Battance

caractère d'un sol tendant à se désagréger sous l'action des gouttes de pluie et à former une croûte de surface s’opposant à l’infiltration.

Biosphère

Totalité des organismes vivants de la planète.

BRGM

Bureau de Recherche Géologique et Minière

Bétoire

Zone ponctuelle d’engouffrement des eaux de ruissellement vers le milieu souterrain.

C

Champ captant

Zone englobant l’ensemble des points de prélèvement d'eau souterraine (puits et forages) d'un même ouvrage de prélèvement (captage).

CMR (Cancérogène, Mutagène et Reprotoxique)

Caractère qualifiant les effets toxiques sur la vie animale de certaines substances chimiques dont font partie certains pesticides.

Conductivité électrique

Indicateur indirect de la concentration de l’eau en ions solubles (les « sels minéraux ») en rapport avec les milieux qu’elle traverse et son temps de séjour.

Contexte agro-pédo-climatique

Ensembles des caractéristiques et interactions entre sol, climat et occupation des sols (notamment agricole) à l’origine de l’individualisation de zones géographiques particulières proches de la notion de terroir.

Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates (CIPAN)

Culture temporaire de végétaux à croissance rapide destinées à protéger les parcelles entre deux cultures dédiées à la production et consommer le surplus potentiel de nitrates résultant des engrais apportés aux cultures précédentes.

D

DCE

Directive européenne 2000/60/CE, dite « Directive Cadre sur l’Eau »

DDTM

Direction Départementale des Territoires et de la Mer

Degré de karstification

Indice employé pour décrire le degré de développement des morphologies karstique (superficielles et souterraines) dans les formations géologiques sensibles à la dissolution. Etant donné que ces morphologies (doline, lapiaz, cavités et conduits karstiques…) constituent des voies préférentielles d’écoulement, le degré de karstification correspond à un indicateur indirect de la vitesse de circulation des eaux à travers un milieu karstique.

Doline

Dépression caractéristique des milieux karstiques constituant généralement un point d’infiltration direct et préférentiel de eaux ruisselant en surface vers le milieu souterrain.

DRAAF

Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt

DREAL

Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement

DRIEE

Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie

DTMP

Diagnostic Territorial Multi-Pressions

DTPA

Diagnostic Territorial des Pressions Agricoles (volet agricole du DTMP)

Déclaration d'Utilité Publique (DUP)

Procédure administrative en droit français qui permet d'affirmer le caractère d'intérêt général d'un projet en vue de lancer les procédures de mise en servitudes légales (interdictions, prescriptions ou recommandations) ou d'expropriation.

Dénitrification

Processus de transformation des nitrates (NO3-) en azote gazeux (N2) par certaines bactéries en situation d'anoxie (absence d’oxygène sous forme dissoute dans l’eau). La dénitrification est le processus le plus commun d’épuration des nitrates présents dans les milieux aquatiques.

Dérayure

Sillon assez profond généralement situé en bordure de parcelle cultivée où à la limite entre deux parcelles cultivées.

E

Eaux de transition

Eaux de surface situées à proximité des embouchures maritimes de rivières ou de fleuves, qui sont partiellement salines en raison de leur proximité avec des eaux côtières mais qui restent principalement influencées par les apports d'eau douce.

Effluent

Eau usée ou déchet liquide rejeté dans le milieu par une activité humaine, quelle qu'elle soit (industrie, activité agricole dont l’élevage, station d’épuration…).

Erosion

Ensemble des processus qui altèrent et transportent des matériaux à la surface d'une roche ou d'un sol. Elle peut être d'origine physique, chimique voire biologique.

Essais de perméabilité

Techniques consistant à déterminer sur le terrain la perméabilité d’un aquifère (ou d’un sol) par injection ou pompage d’eau.

Eutrophisation

Enrichissement excessif des eaux de surface (milieu marin compris) en éléments nutritifs, essentiellement le phosphore et l'azote. Elle se manifeste par la prolifération excessive des végétaux dont la décomposition provoque une diminution notable de la teneur en oxygène dans le milieu. Il en résulte, entre autres, une diminution de la diversité animale et végétale.

Evapotranspiration

Somme des flux de vapeur d'eau provenant d'une part de l'évaporation de l'eau des sols, des eaux de surface et de la végétation mouillée, d'autre part de la transpiration des végétaux. Elle dépend de paramètres météorologiques (rayonnement, vent, température, ...), de caractéristiques du sol (humidité, albedo, ...) et de la végétation. Elle est mesurée en hauteur d'eau rapportée à une durée, par exemple en mm/jour.

H

Humus

Ensemble des substances issues de la décomposition de la matière organique du sol (humification) avant minéralisation.

Hydro-éco-région

Zone considérée comme homogène du point de vue de la géologie, du relief et du climat. C'est l'un des principaux critères utilisés dans la typologie et la délimitation des masses d'eaude surface au sens de la DCE. La France métropolitaine se décompose en 21 hydro-écorégions principales (http://www.irstea.fr/la-recherche/unites-de-recherche/maly/pole-onema-ir...).

Hydrogéologie

Science comprise dans les sciences de la Terre qui a pour objet l’étude des eaux souterraines. L'hydrogéologie réunit la connaissance des conditions géologiques et hydrologiques et des lois physiques qui régissent l'origine, la présence, les mouvements et les propriétés des eaux souterraines, ainsi que les applications de ces connaissances aux actions humaines sur les eaux souterraines, notamment à leur prospection, à leur captage et à leur protection.

Hydrogéologue Agréé

Expert mandaté par l’ARS et ayant pour mission de donner un avis sur la délimitation des périmètres de protection des captages d'eau potable et de définir les servitudes et actions d'accompagnement pour assurer la pérennité de la ressource (tant du point de vue quantitatif que qualitatif). Ils peuvent également être consultés sur des dossiers d'Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE), d'infrastructures routières, de cimetières, etc. Dans ce cas l’avis de l’hydrogéologue porte sur la vérification de l’absence de risque de contamination des eaux souterraines.

Hydrologie

Science qui a pour objet l’étude des propriétés physiques, chimiques et biologiques des eaux continentales de surface et souterraines, en particulier du point de vue de leur formation, de leur déplacement, de leur répartition dans le temps et l'espace et de leur interaction avec l'environnement inerte et vivant.

Hydrosphère

Totalité des eaux de la planète, comprenant aussi bien les océans, les mers, les lacs, les cours d'eau que les eaux souterraines et les glaces.

I

ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement)

Désigne les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique.

IFT (Indice de Fréquence de Traitement)

Indicateur d'intensité d'utilisation de produits phytosanitaires. Il correspond au nombre de doses homologuées appliquées à l'hectare entre deux récoltes.

INERIS

Institut National de l'EnviRonnement et des rISques

INRA

Institut National de la Recherche Agronomique

Irstea

Institut national de Recherche en Sciences et Technologie pour l'Environnement et l'Agriculture (anciennement Cemagref)

Isotope

Élément chimique possédant un même numéro atomique (même nombre de protons) mais des masses atomiques différentes (nombre différent de neutrons). Ces isotopes peuvent être stables ou radioactifs. Le ratio entre les quantités de l’isotope stable et de l’isotope radioactif dans l’eau peut être utilisé pour dater celle-ci (exemple du C14 pour le plus connu). Les différences de masses entre isotopes peuvent quant à elles permettre d’expliquer l’origine d’une eau (exemple : la teneur d’une eau de pluie en O18 par rapport à O15 diminue avec l’altitude).

J

Jachère

Terme utilisé ici pour désigner le gel temporaire ou permanent d’une partie des surfaces cultivées dans le cadre des mesures de la politique agricole commune et destinée à limiter, contre une indemnisation, la surproduction dans certaines cultures, notamment les céréales.

K

Karst

Milieu naturel constitué de formations géologiques sensibles à la dissolution (principalement les calcaires), souvent aquifère, et caractérisés par des morphologies superficielle et souterraines particulières à l’origine d’un fonctionnement hydrologique généralement complexe.

L

LEMA

Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques

Lessivage

Terme utilisé ici pour désigner le processus au cours duquel l'eau passe au travers des pores du sol (percolation) en entrainant certaines substances solubles et particules fines.

Ligne de partage des eaux

Limite de divergence des eaux liée à la topographie ou, autrement dit, limite de part et d'autre de laquelle les eaux s'écoulent vers l'un ou l'autre de deux bassins versants topographique juxtaposés.

Limon

Particule sédimentaire dont les grains sont qualifiés de silts, de taille intermédiaire entre les argiles et les sables.

Lit majeur

Extension latérale maximale qu'occupe un cours d'eau dans lequel l'écoulement ne s'effectue que temporairement lors du débordement des eaux hors du lit mineur en période de très hautes eaux. Ses limites externes sont déterminées par la plus grande crue historique.

Lit mineur

Extension latérale du cours d’eau comprise entre des berges franches ou bien marquées dans laquelle l'intégralité de l'écoulement s'effectue la quasi totalité du temps en dehors des périodes de très hautes eaux et de cruesdébordantes.

M

MAE (Mesures Agro-Environnementales)

Recouvre toutes les mesures mises en place dans l'Union européenne dans le cadre de la politique agricole commune en contrepartie de versements d’aides financières aux agriculteurs volontaires (restauration et entretien de zones tampons, conversion à l'agriculture biologique, réduction des traitements phytosanitaires…).

Masses d'eau

Découpage élémentaire des milieux aquatiques destinée à être l'unité d'évaluation de la directive cadre sur l'eau 2000/60/CE vis-à-vis de la notion de bon état écologique. Une masse d'eau de surface est une partie distincte et significative des eaux de surface, telles qu'un lac, un réservoir, un tronçon de rivière, de fleuve ou de canal, une eau de transition ou une portion d'eaux côtières. Pour les cours d'eau, la délimitation des masses d'eau est basée principalement sur la taille du cours d'eau et la notion d'hydro-éco-région. Une masse d'eau souterraine est un volume distinct d'eau souterraine se rattachant à un ou plusieurs aquifères.

Matière Organique

Terme utilisé ici pour désigner l’ensemble des constituants du sol formé des êtres vivants (végétaux, animaux, ou micro-organismes) et/ou résultant de leur décomposition (humus).

MES (Matières en suspension)

Particule(s) solide(s), minérale(s) ou organique(s), en suspension dans l'eau et à l’origine de la turbidité de l’eau.

Milieu karstique

Voir Karst

Minéralisation

Terme utilisé ici pour désigner les processus de dégradation par voie chimique ou biologique de la matière organique du sol en ses constituant chimiques élémentaires.

Modélisation hydrodynamique

Méthodes mathématiques et numériques consistant à modéliser les propriétés d’un aquifère (géométrie, paramètres hydrodynamiques) pour simuler et étudier de manière fine les écoulements souterrains.

N

Nappe captive

Volume d'eau souterraine surmontée et isolée de la surface par une formation géologique peu ou pas perméable et soumise à une pression supérieure à la pression atmosphérique. Les nappes captives sont souvent profondes, voire très profondes (1000 m et plus).

Nappe libre

Volume d'eau souterraine dont la surface est libre c'est-à-dire à l’équilibre avec la pression atmosphérique. Par opposition aux nappes captives, la surface d'une nappe libre fluctue donc sans contrainte. Ces nappes sont souvent peu profondes.

O

Occupation des sols

Désigne les différents types de couverture de la surface terrestre qu’ils soient naturels ou d’origine humaine (zones artificialisées, espaces agricoles, forêts ou landes, zones humides…).

OIEAU

Office International de l'EAU

ONEMA

Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques

P

Paramètres d'oxydo-réduction

Paramètres physico-chimiques d’une eau susceptibles d’expliquer certains processus chimiques et biologiques dans le milieu aquatique, par exemple le phénomène de dénitrification.

Perméabilité

Terme utilisé ici pour désigner l’aptitude d’un sol ou d’une roche à se laisser traverser par l’eau.

Pesticide

Produit destiné à lutter contre les organismes jugés nuisibles pour les cultures (insecticides, herbicides, fongicides) ou encore exercer une action sur les processus biologique des végétaux ciblés (régulateurs de croissance...).

Piézométrie

Mesure de la hauteur du niveau d'eau d’une nappe souterraine, quelle soit libre ou captive.

Porosité

Terme utilisé ici pour désigner le volume total des interstices d’un sol ou d’une roche pouvant être occupé par l’eau et/ou l’air.

Potamologie

Science qui a pour objet l'étude de toutes les questions relatives aux cours d'eau, tant au point de vue physique que biologique.

PPC (Périmètres de Protection de Captages)

Dispositif rendu obligatoire par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 (article L-1321-2 du code de la santé public) pour les prélèvements excédant 100 m3/jour et destiné à circonscrire et hiérarchiser des zones (PPI, PPR, PPE) pour l’application de mesure de protection d’un captage destiné à l’alimentation en eau potable, principalement contre les pollutions ponctuelles et accidentelles. Ils sont rendus officiels par Déclaration d’Utilité Publique (DUP).

PPE (Périmètre de Protection Eloignée)

Facultatif mais encouragé, ce périmètre est créé pour proposer des recommandations si certaines activités non comprise dans le PPR sont susceptibles d’être à l’origine de pollutions importantes. Ce périmètre peut correspondre à l’Aire d’Alimentation du captage.

PPI (Périmètre de Protection Immédiate)

Obligatoire (sauf dérogation), ce périmètre sous maîtrise foncière du gestionnaire du captage doit être clôturé et enherbé. Toutes les activités y sont interdites hormis celles relatives à l’exploitation et à l’entretien de l’ouvrage de prélèvement et au périmètre lui-même. Son objectif est d’empêcher la détérioration des ouvrages et d’éviter le déversement de substances polluantes à proximité immédiate du captage.

PPR (Périmétre de Protection Rapprochée)

Obligatoire (sauf dérogation), ce périmètre peut atteindre une superficie de quelques hectares sur laquelle toute activité susceptible de provoquer une pollution (déchetteries, carrières, industries…) est interdite ou soumise à prescription particulière.

Précipitations efficaces

Différence entre le volume de pluie reçu à la surface du sol et l'évapotranspiration réelle. L'eau des précipitations efficaces est répartie, à la surface du sol, entre le ruissellementet l'infiltration (recharge utile).

PVE (Plan Végétal pour l’Environnement)

Dispositif d’accompagnement financier destiné à soutenir la réalisation d’investissements spécifiques (matériels de précision permettant de localiser le traitement, panneaux récupérateurs de bouillie, l’implantation de haies…) permettant aux exploitants agricoles de mieux répondre aux exigences environnementales d’une agriculture durable.

Pédologie

Science qui a pour objet l’étude des sols, de leur formation et de leur évolution, notamment en contexte agricole.

R

Recharge utile

Volume d’eau de pluie parvenant jusqu’à la zone saturée par infiltration après reprise évapotranspiratoire, traversée du sol et de la zone non saturée.

Ripisylve

Milieu naturel regroupant les végétaux qui se développent sur les bords des cours d'eau ou des plans d'eau, à la frontière entre l'eau et la terre. Elle est constituée d’espèces végétales particulières du fait de la présence d'eau à faible profondeur dans le sol et pendant des périodes plus ou moins longues (saules, aulnes, frênes en bordure, érables et ormes plus en hauteur, chênes pédonculés, charmes sur le haut des berges). On distingue : le boisement de berge (généralement géré dans le cadre des programmes d'entretien des rivières) situé à proximité immédiate du lit mineur, et la forêt alluviale qui s'étend plus largement dans le lit majeur. Elle exerce une action sur la géométrie du lit, la stabilité des berges, la qualité de l'eau, la vie aquatique et la biodiversité animale et végétale.

Rupture de perméabilité

Interface entre deux couches de sol (horizons) ou de roche de perméabilité différente et s’opposant à l’écoulement vertical de l’eau.

Réseau hydrographique

Ensemble hiérarchisé et structuré des cours d’eau qui assurent le drainage superficiel, permanent ou temporaire, d'un bassin versant ou d'une région donnée.

S

Saisonnalité

Terme utilisé ici pour désigner lecontraste saisonnier plus ou moins marqué du climat

SAU (Surface Agricole Utile)

Ensemble des surfaces couvertes par les grandes cultures, les prairies, les cultures permanentes (vignes, vergers), les jachères ou les jardins. La surface agricole utile ne comprend pas les sols artificialisés (bâtiments et voirie), les landes et friches non productives, les peupleraies en plein, les taillis, bois et forêts d'exploitation.

SDAGE (Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux)

Document de planification de la gestion de l'eau établi pour chaque bassin hydrographique (ou groupement de bassins), qui fixe les orientations fondamentales permettant de satisfaire à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, détermine les objectifs assignés aux masses d'eau et prévoit les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux et prévenir la détérioration de l'état des eaux.

Semelle de labour

Couche de sol plus compacte liée au passage de l’outil de labour et pouvant être à l’origine d’une rupture de perméabilité s’opposant à l’infiltration de l’eau.

T

Talwegs

Se définit par opposition à la ligne de crête (ou « ligne de partage des eaux ») comme une zone de convergence des eaux liée à la topographie, occupée ou non par un cours d’eau permanent.

Texture

Terme utilisé ici pour désigner la part relative de sable, limon, et argile qui constituent un sol.

Traçage artificiel

Technique consistant à injecter une substance chimique colorée pour suivre les voies d’écoulement de l’eau et parfois quantifier la vitesse de cet écoulement.

Turbidité

Caractère d'une eau trouble due à la présence de particules en suspension.

V

Vulnérabilité

Terme utilisé ici pour désigner le risque pour une ressource d’être atteint par un polluant. Il est important de distinguer la vulnérabilité intrinsèque liée aux caractéristique du milieu (sol, climat, type d’aquifère…) au regard des transferts d’eau de la vulnérabilité spécifique liée à propriétés du milieu au regard du type de contaminant et de ses propriété (aptitude à l’adsorption sur les composés du sol, vitesse de dégradation dans le milieu…) ou encore de la vulnérabilité opérationnelle qui tient compte des éléments évolutifs (type de végétation ou de culture, présence d’élément paysagé de type zone tampon, travail du sol…).

Z

ZNA

Zone Non Agricole

Zone non saturée

Zone du sous-sol non complètement saturée en eau (coexistence de l’eau et de l’air dans les interstices de la roche) au-dessus de la surface d’une nappe libre et où les écoulements se font de manière verticale.

Zone saturée

Zone du sous-sol dans laquelle l'eau occupe complètement les interstices de la roche (aquifère) et est susceptible de se déplacer latéralement sous l'effet de la gravité et des gradients de pression.

ZSCE

Zone Soumise à Contrainte Environnementale

ZSCE (Zone Soumise à Contrainte Environnementale)

Dispositif réglementaire issu de l’article 21 de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 destiné à mettre en œuvre des programmes d'action pour la protection de zones à enjeux environnementaux, notamment en milieu aquatique (aires d’alimentation de captages, zones humides, zones sensibles à l’érosion des sols).