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Inventaire des principales actions de protection

L’inventaire présenté ici doit permettre de guider les décideurs parmi un panel de choix d’actions possibles au sein de trois grandes catégories relatives à :
a) La limitation de la dispersion des contaminants dans l’environnement par la maîtrise des différents modes de transfert (action sur le facteur « vulnérabilité ») ;
b) L’adaptation des pratiques culturales au sens large pour raisonner et réduire le recours aux intrants (action sur le facteur « pression ») ;
c) L’accompagnement, la sensibilisation et la formation des opérateurs.

Bien entendu ces trois catégories doivent être considérées comme complémentaires, notamment en ce qui concerne les mesures d’accompagnement des opérateurs, et devront le plus souvent être envisagées de manière conjointe dans la construction du programme d’action. Les tableaux ci-après proposent une synthèse des principales actions possibles dans chacune de ces catégories :

* La distinction introduite ici entre ruissellement diffus et ruissellement concentré est importante. En effet, dans bien des cas, il sera plus difficile d’agir sur un écoulement concentré, susceptible de parvenir rapidement au cours d’eau sans rencontrer de zones favorables à la dégradation ou la rétention des contaminants. 
 

A cette liste, non exhaustive, il convient d’ajouter quelques remarques complémentaires. Comme on le voit, les actions destinées à la maîtrise des transferts concernent pour l’essentiel les transferts superficiels (le ruissellement voire plus occasionnellement le drainage) et favorisent en contrepartie l’infiltration. Elles ne sont pas à exclure pour autant lorsque la ressource prélevée est d’origine souterraine. Elles pourront en effet avoir un impact bénéfique en amont de zones d’infiltration préférentielles (cas des bétoires en milieu karstique) ou encore dans le cas, courant, de captages en nappes d’accompagnement (aquifères associés aux cours d’eau) pour lesquels l’essentiel de l’eau prélevée a préalablement circulé en surface.

Par ailleurs certaines de ces actions, en plus de leur effet sur l’atténuation des transferts de surface, ont un rôle épuratoire et/ou de rétention. Ce rôle est par exemple assuré par certains types de zones tampons (selon la substance ciblée) qu’il sera possible de dimensionner pour optimiser l’abattement des concentrations en sortie de dispositif.

Exemple de zone tampon enherbée entre une parcelle cultivée et le réseau hydrographique

Enfin, à ce stade il est encore difficile de donner une idée quantitative de l’efficacité de ces différentes actions, qu’elles soient prises séparément ou collectivement. En effet, le manque de références et de recul en la matière ne permet pas à ce jour de fournir de conclusions définitives et valides pour l’ensemble des contextes agro-pédo-climatiques (le recours à des outils de modélisation hydrogéologique et agronomique pourrait sans doute constituer une solution efficace pour l’expérimentation de différents scénarii d’action mais s’avère très exigeant en données et reste à ce jour peu utilisé en dehors du cadre de la recherche).

Pour en savoir plus :

  • Barrez F., Wibaux V., Le Henaff G., Vernoux J.F., Carluer N., Catalogne C. (2013a). Aide quant à l'optimisation des actions pour protéger un captage : méthodologie de choix d'actions pertinentes en fonction des typologies de transfert sur une AAC. Rapport Irstea/BRGM-ONEMA, 29 pp. Télécharger

  • MEDDE-MAAF (2013). Guide méthodologique : Protection d’aire d'alimentation de captage en eau potable contre les pollutions liées à l'utilisation de fertilisants et de pesticides. 103pp. Télécharger

  • http://zonestampons.onema.fr/

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