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Protéger un captage

La démarche de protection des captages contre les pollutions diffuses comprend plusieurs phases successives et complémentaires en commençant par un certain nombre d’études préalables visant à :
a) caractériser l’état initial de la ressource (nature de la contamination) ;
b) identifier les contours de l’Aire d’Alimentation du Captage (AAC) et déterminer les types de transfert mis en jeu dans la contamination des eaux prélevées ;
c) cartographier la vulnérabilité propre au milieu, en fonction des modes de transferts identifiés et indépendamment des pressions (on parle alors de vulnérabilité intrinsèque) ;
d) identifier les pressions exercées par les activités potentiellement polluantes sur le territoire et analyser le contexte socio-économique dans lequel elles interviennent.

Ces éléments de diagnostic sont ensuite confrontés pour localiser les zones les plus pertinentes pour la mise en œuvre d’un programme d’action efficace et durable au regard des enjeux de protection de la ressource comme au regard des enjeux socio-économiques. Cette dernière étape doit également s’accompagner de mesures de suivi à court et moyen termes pour évaluer l’efficacité du programme d’action engagé et, si besoin, faire évoluer celui-ci.

Schéma de synthèse du déroulement de la démarche de protection d'un captage vis-à-vis des pollutions diffuses

La gouvernance

L’élaboration d’un plan d’action pour la mise en place de mesures de protection sur une Aire d’Alimentation de Captage est un projet territorial. Ainsi, l'engagement et la participation de l'ensemble des acteurs du territoire doivent être au centre du développement du projet.Les questions de gouvernance sont destinées à déterminer les rôles de chacun de ces acteurs au sein de la démarche de construction du plan d’action. L’identification des acteurs concernés et leur niveau d’implication doivent être envisagés dès les premières phases de la démarche, afin de faire reposer le plan d’action sur un diagnostic partagé, faciliter l’appropriation des objectifs et l’acceptation des mesures mais aussi permettre l’émergence une dynamique collective qui sera la principale condition pour l’atteinte des objectifs du plan d'action... Lire la suite

Etudes préalables

De la bonne conduite des études préalables dépend en grande partie l’efficacité des mesures de protection qui seront mises en place mais aussi leur acceptabilité de la part des acteurs concernés (qui repose notamment sur la base du volontariat). Ces études comprennent un ensemble de diagnostics visant à caractériser le territoire concerné, que ce soit en termes de qualité de la ressource prélevée, de vulnérabilité du milieu aux transferts de contaminants, de pressions exercées sur le milieu ou de contexte socio-économique dans lequel interviennent ces pressions... Lire la suite

Les programmes d'action

La définition et la mise en œuvre d’un programme d’action pertinent doivent se baser sur la confrontation de l’ensemble des éléments issus du diagnostic du territoire ciblé : la vulnérabilité propre au milieu, les pressions exercées sur celui-ci et les enjeux socio-économiques. Il doit également cibler un certain nombre d’objectifs en rapport avec la nature de la contamination identifiée : la diminution des concentrations de tout ou partie des contaminants, la diminution de la fréquence de contamination, l’atténuation des pics de concentration… Enfin il doit être accompagné d’un programme de suivi, que ce soit pour évaluer le degré de mise en œuvre des actions ou les effets sur la qualité de l’eau prélevée (indicateurs « pression / état / réponse »), et juger ainsi de l’efficacité des mesures de protection dans leur ensemble... Lire la suite